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Alain Hoebeke

  Harley-Davidson

Une marque à part !

   

 

  O9 Avril 2014

 


Pourquoi Harley-Davidson est-il Harley-Davidson ?
Comment cette marque américaine a-t-elle pu se faire une place aussi remarquable dans le milieu motocycliste ?
Pour essayer de répondre à ces questions, de mieux cerner le « phénomène » Harley-Davidson, nous avons rencontré Marc Van de Bruaene.

Passionné de motos depuis toujours, Marc est aujourd’hui district Manager de la célèbre marque américaine. Il est donc bien placé pour donner quelques éléments de réponse à nos questions.


« J’ai fait toute ma carrière dans la moto. Après avoir débuté comme représentant en vêtements et accessoires, j’ai été débauché pour prendre la direction d’une filiale BMW. Après 11 années, j’ai rejoint Harley-Davidson ».
Et directement, notre interlocuteur met en exergue ce qu’il considère comme les principaux atouts de la marque : « Harley-Davidson, c’est plus qu’une moto. C’est une ambiance ! Une atmosphère de passionnés qui se crée dès l’entrée dans un show-room…et qui se poursuit bien au-delà »


Il ne lui faut que quelques minutes pour embrayer sur une première anecdote : « Je suis allé à Milwaukee pour le 100è anniversaire de la marque. A peine installé dans l’avion, l’hôtesse remarque ma veste Harley-Davidson et m’interpelle. Je lui explique le but de mon voyage, et après quelques minutes, me voici assis dans le cockpit de l’appareil avec le commandant de bord qui n’était autre que son mari et un véritable fan de Harley-Davidson. Nous avons discuté un bon moment et j’ai terminé de déplacement en « première ».

« C’EST PLUS DE PLAISIR ! »

L’emblème Harley-Davidson permet donc aux fans de se reconnaître et de témoigner leur attachement à la marque. Pour Marc, un autre aspect est aussi essentiel : « Harley-Davidson, c’est plus de plaisir que n’importe quel autre moto car c’est plus d’investissement personnel que sur n’importe quelle autre moto. Le fait de pouvoir customiser sa monture est un élément essentiel pour l’image de la marque. Bon nombre de propriétaires mettent ainsi la main à la pâte et transforment leur machine année après année. A ce titre, on peut dire que chaque Harley-Davidson est unique ! ». Si on en croit notre interlocuteur, les propriétaires prendraient donc autant de plaisir à chevaucher leur monture en été qu’à la modifier en hiver.


Pas étonnant dès lors que les initiés appellent le catalogue d’accessoires « La Bible ». C’est un véritable annuaire digne du téléphone qui regorge de possibilités de personnalisations….


Ce n’est pas tout. Il n’y a pas que la moto dans la vie, il y a aussi et surtout le look. Le constructeur l’a bien compris et offre une ligne de vêtements particulièrement riche et surtout très suivie. Les « collections » se succèdent au même rythme que celles des grands couturiers. Un mouvement qui ne date pas d’hier car si on remonte quelque peu l’histoire de la marque américaine, on remarque qu’elle a été une des premières à lancer une gamme de vêtements moto.

BELLES ET REBELLES

Enfin il y a le côté « rebelle », épris de liberté qui accompagne ces belles d’Outre-Atlantique tout au long de leur histoire. Si au début ce sont les performances (si, si !) qui font la réputation de la marque au travers de nombreux records de vitesse, par la suite la création des « Hells Angels » contribuera à asseoir une solide réputation d’anticonformisme et de recherche éperdue de liberté.


Et puis, il y a le show business et ses stars qui vont essayer de s’approprier cette image. On vous parle ici de Marlon Brando, Elvis Presley, Arnold Scharzenegger (dans Terminator 2) mais aussi Johnny Hallyday, BB et Serge Gainsbourg. Aucun d’entre eux ne craignait personne…


Cerise sur le gâteau du cinéma motocycliste, le célèbre « Easy Rider » reste malgré son âge vénérable un film culte pour bon nombre de « bikers ». Véritable ode à la liberté, ce film a fait autant pour la marque motocycliste que pour la notoriété de Dennis Hopper, le réalisateur. « La Captain America du film a été volée et n’a jamais été retrouvée » nous dit en passant Marc Van de Bruaene. Nul doute que cette bécane mythique doit trôner en bonne place dans le musée privé de l’un ou l’autre passionné…Encore une petite anecdote qui a de quoi entretenir la légende

Ce n’est donc pas « un » trait de caractère particulier mais la somme de tous ces éléments qui a permis à Harley-Davidson de traverser l’histoire en évitant les écueils. Parfois de près ! Car son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille.
L’après-guerre notamment sera une période difficile. La concurrence féroce des motos japonaises et le désintérêt du public pour les deux roues plombent les ventes mais Harley-Davidson reste fidèle à ses principes…et à ses brevets. Bien sûr, le coup de pouce de l’administration Reagan qui surtaxe les motos japonaises a permis de maintenir les Américaines à flot . Mais on retiendra surtout le dynamisme et le côté visionnaire de Willie Davidson pour mettre en exergue la trajectoire ascendante que la marque suivra après.


Au final, éviter la course à la concurrence a permis au constructeur de se forger une image unique qui traverse le temps sans prendre de rides.

DES STANDARDS BIEN ETABLIS

Voilà pourquoi après avoir détaillé tout cela, Marc peut expliquer : « En fait parmi tous les acheteurs qui poussent la porte d’une concession, beaucoup d’entre eux savent qu’ils veulent une Harley…mais souvent ils ne savent pas laquelle ! C’est au concessionnaire de cerner les besoins, mieux, les envies de la personne qu’il en face de lui. Et ce n’est pas évident car chez Harley-Davidson, on retrouve toutes les catégories de motards… en ce et y compris un bon nombre de femmes ». Les chiffres le prouvent en effet, le constructeur peut s’enorgueillir d’avoir dans sa clientèle la plus grande proportion de femmes du monde motocycliste. Etonnant pour des bécanes qui n’évoquent pas nécessairement la légèreté au premier regard !

En fait, ce que Marc essaie de nous dire, c’est que vous avez envie d’une Harley-Davidson…même si vous ne le savez pas encore. Reste à savoir laquelle ! Et si vous avez un peu de mal à vous y retrouver dans la gamme, sachez que vous aurez le temps de l’étudier. Car ici, on n’est plutôt du style « conservateur-progressiste ».

En effet, les différents modèles ont des caractères spécifiques qui s’affirment souvent depuis de nombreuses années. La « Sportster » est ainsi apparue en 1957 et si aujourd’hui vous craquez sur une Electra Glide, sachez que le monogramme date de 1965, date à laquelle la Duo Glide a été dotée d’un démarreur électrique.


Evidemment, les motos actuelles n’ont pratiquement plus rien à voir avec ces « aïeules »… Pratiquement ! Car si les « nouvelles » se sont adaptées à la technologie moderne (ABS, injection électronique, ordinateur de bord, suspensions, ), elles ne renient pas leur héritage. Le V-Twin évolue mais la mécanique des bielles entrecroisées à l’origine de ce bruit si particulier est immuable….

Forever ?

Remerciements à Marc Van de Bruaene et Nicolas Bevilaqua (Harley-Davidson Mons) pour leur accueil.


 

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