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Isuzu D-Max : c'est dans les vieilles marmites…
…que l'on fait les meilleures soupes ! Isuzu est surtout connu depuis bientôt 70 ans comme un diéséliste de renom

Texte & Photos : Benoît PIETTE


Mais le panel des activités du constructeur tokyoïte ne se limite pas qu'aux moteurs mais aussi, pour son secteur automobile. Il inclut aussi des utilitaires légers et mi-lourds ainsi que des pick-up. Nous vous proposons aujourd'hui l'essai d'un modèle qui a fait le renom de ma marque, à savoir l'Isuzu D-MAX.

D-MAX une silhouette indémodable


Si le design italien ou les belles carrosseries ne vous intéressent que très moyennement et que votre profession vous oblige de sortir régulièrement des sentiers (battus), le D-Max d'Isuzu vous intéressera probablement : ses formes simples et son aspect robuste plaçant surtout en exergue sa fonctionnalité vous mettront en toute confiance. Proposé en 4x4, 2x4, Standard ou Luxe, double, un et demi ou cabine simple, boîte manuelle ou automatique, soit au total quatorze versions différentes, cette gamme permettra certainement à chacun de trouver le "D-Max à son pied".

Spécialiste dans l'utilitaire léger, Isuzu produit ce pick-up depuis 2002. Pour la Belgique, deux moteurs 4 cylindres diesel sont proposés : un 2.5 l de 136 ch. à 3600 rpm et un 3 litres de 163 ch. au même régime moteur. Ils bénéficient d'une boîte manuelle à cinq vitesses. Une boîte automatique à quatre rapports est néanmoins proposée pour le moteur de 3 litres.

Notre essai a été réalisé sur des "cabines doubles" en 2.5 LS BM et 3.0 LS Automatique. Cette version permet à cinq passagers de voyager avec un "coffre séparé" à l'arrière. Par rapport à la version "L" la version "LS" se reconnaît à ses rétroviseurs extérieurs et à sa grille de calandre chromés. En outre, cette dernière est nettement plus ouvragée.

A l'intérieur de la "cabine", c'est le règne du plastic dur et noir "millésime 1990" : même le revêtement du plafond est noir ! Quelques petites touches chromées rehaussent pourtant le tableau de bord, les ouies de ventilation et les haut-parleurs des portières. L'instrumentation du tableau de bord est sommaire, mais suffisante et bien lisible : on y retrouve même un petit ordinateur de bord qui indique votre consommation en carburant et un bouton pour le rabattage électrique des rétroviseurs extérieurs… ce qui n'est pas du luxe quand on roule en 4x4…

A l'avant, les sièges sont confortables et la position de conduite est bonne, dommage toutefois qu'il n'y ait pas de repose-pied pour le pied gauche. Le grand volant ne peut se régler qu'en hauteur; l'air conditionné est manuel et un GPS de marque Pioneer peut être monté en "after market". Un problème cependant : si vous disposez d'un écran fixe, celui-ci reflètera assez fidèlement les genoux de votre passagère… au détriment des indications de navigation. Ces reflets n'existeront pas si on choisit dans la gamme proposée, un modèle avec un écran pivotant.

Notons aussi que l'accès aux places arrière se réalise par de petites portières et que la place correspond à ce que l'on retrouve dans une berline moyenne du genre Golf.

Au niveau de la sécurité, le D-Max est équipé du système ABS-/EBS est d’un capteur G qui garantit une commande plus efficace sur terrain lourd. La version LS est pour sa part équipée de série de doubles airbags SRS mais toujours pas d'airbags latéraux. En cas de collision frontale, le volant se rétracte.

Quant aux test Euro NCAP, il faut avouer que les résultats datant de 2008 n'étaient pas très fameux (une seule étoile !). Gageons qu'en trois ans Isuzu aura tenu compte de ces remarques pour améliorer la sécurité du millésime qui nous préoccupe.


Des moteurs à la fois souples et pas trop gourmands

Avec un couple maximum de 280 Nm disponible entre 1.800 et 3.400 rpm la conduite du D-Max 2.5 se fait tout en souplesse et la puissance maximum (136 ch.) est présente très rapidement. Il est d'ailleurs inutile de la chercher plus haut dans les tours…
La boîte de vitesses aux débattements longs reste ferme mais est agréable à utiliser. Les premières et deuxièmes vitesses sont très courtes et correspondent bien au caractère utilitaire de l'engin. Il est dommage qu'un sixième rapport ne soit pas présent, il permettrait de diminuer le bruit du moteur qui reste malgré tout assez présent dans l'habitacle.

Les freins remplissent leur tâche, mais il faudra apprendre à user du jarret !
Après une semaine d'essais très variés qui ont également compris une petite partie en tout terrain, la consommation s'est stabilisée à 8 litres tout rond aux cent kilomètres.

Quant au moteur trois litres, ses 163 chevaux s'égarent quelque peu dans la boîte automatique. Celle-ci patine beaucoup et ne comporte que quatre rapports ce qui laisse supposer que sa conception n'est manifestement plus d'actualité.

Toutefois, après des essais surtout extra urbains, la consommation s'est limitée à un fort bon 8,4 l de gasoil aux cent kilomètres, ce qui est fort raisonnable pour ce gros quatre pattes en version automatique. Avec les 76 litres du réservoir, on peut donc voir venir…


Une tenue de route… d'utilitaire mais utilisable au quotidien


Avec un châssis séparé composé de huit traverses, un train arrière rigide guidé par une suspension très souple à lames, on ne peut pas dire que Isuzu fait dans le modernisme outrancier, mais ses solutions surannées sont un gage d'efficacité quand le D-Max évolue en tout-terrain.


Cette aptitude est facilitée par une garde au sol de 225 mm, et des angles d'attaque et de fuite particulièrement avenants. En outre, grâce au système "Touch on fly" situé sur la partie centrale du tableau de bord, le passage en 4x4 se fait le plus simplement du monde. Il suffit d'effleurer les touches "4H" ou, si les circonstances sont exceptionnelles, "4L" (attention, le passage en 4L s'effectue uniquement à l'arrêt).

Sur route, le D-Max évolue avec les deux roues arrières motrices (2H). Attention sur les routes dégradées et sinueuses : l'arrière a une certaine propension à sautiller quand la benne n'a pas été chargée !


Notez toutefois que ces agissements se retrouvent aussi chez ses concurrents directs à savoir le Mazda BT-50, le Mitsubishi L200, le Nissan Navaro et le Toyota Hilux pour ne citer que les japonais...
Néanmoins, il faut avouer qu'une fois chargé, son comportement devient plus neutre et donne alors mions d'appréhension au conducteur même néophyte. Seuls les mouvements de caisses le rappelleront à l'ordre si d'aventure celui-ci a oublié qu'il roule dans un utilitaire pur jus. Notons aussi que le D-Max est un excellent tracteur : en version 4x4, il peut tracter jusqu'à 3000 kg.

En revanche, la ville ne sera jamais son domaine : avec une longueur qui excède les cinq mètres, un empattement de plus de trois mètres (3,05 m) et un rayon de braquage de 6,20 m en 4x4, les manœuvres en ville deviennent laborieuses voire même hasardeuses…

En bref


L'Isuzu D-Max n'est pas très connu même si cette marque est réputée comme diéséliste : d'aucuns lui préfèreront alors ses concurrents directs car les concessionnaires sont plus nombreux.
Néanmoins, son exclusivité, sa robustesse et ses moteurs à la fois souples et sobres ne sont pas ses seuls atouts : les prix pratiqués sont également alléchants ! En 4x4, les prix débutent à 23.375 EUR pour une version 2.5 D en version L (cabine simple)… et la version la plus chère (3.0 LS en double cabine) n'est proposée qu'à 31.475 EUR !





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