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Toyota Urban Cruiser

Une nouvelle mouture du RAV4 ?

Texte & photos : Benoît PIETTE


Il y a quinze ans, Toyota innovait en créant le RAV4, petit véhicule tout chemin destiné aux jeunes. Ce véhicule de loisir se voulait le pionnier du 4x4 urbain. Compact et avec une ligne sympa, il concurrençait à l'époque le Vitara de Suzuki. Un peu plus tard, la gamme proposait deux portes supplémentaires portant sa longueur de 3,74 m à 4,15 m. Plus habitable et possédant un empattement plus long, cette version rentrait dans le rang mais perdait en revanche son caractère primesautier qui faisait tout son charme…
Est-ce que l'Urban Cruiser va lui reprendre la main ?


Son concept
Certes, la jungle urbaine existe bel et bien : il suffit de se retrouver à la place Meiser chaque matin pour en être convaincu… Mais faut-il diantre avoir quatre roues motrices pour y évoluer ? Certes, le nombre de rues défoncées le laisserait supposer. Cependant, dans un siècle qui se veut écolo et respectueux de l'environnement, le surplus de consommation inévitable avec une motricité intégrale fait tache…


Conscient de cet aspect citoyen, Toyota propose donc son Urban Cruiser en deux et quatre roues motrices. Deux moteurs sont proposés : un nouveau petit 1,33 l VVT-i et le 1,4 l D-4D bien connu.
Le moteur VVT-i annonce 101 ch. à 6000 rpm et son couple de 132 Nm culmine à 3800 rpm. Il est de la même lignée que le trois cylindres de cylindrée unitaire. Il est particulièrement intéressant en terme de consommation et donc de rejets en CO2 (129 gr/km). Il dispose d'un système Start & Go qui a le mérite de n'être pas trop intrusif. Celui-ci peut évidemment être coupé par un bouton situé entre les sièges avant. Un indicateur de fonctionnement au tableau de bord rappelle son fonctionnement.


La version diesel, faisant 65 % des immatriculations, fait appel au frugal 1,4 l D-4D développant 90 ch. à 3600 rpm. Son couple intéressant de 205 Nm à 1800 rpm lui permet une version 4x4.


Son équipement est correct et la place à bord est importante : la version essence essayée possédait une banquette arrière montée sur glissière. Cette astuce, indisponible sur la version 4x4, permet de profiter au mieux du coffre dont le volume est toujours supérieur à 300 dm³. Les sièges sont confortables et la place est suffisante pour quatre adultes. Le plastic employé se griffe malheureusement assez facilement : le bas du revêtement des portières de nos exemplaires avait déjà subi les outrages du temps.


La position de conduite est bonne, le volant peut être réglé en hauteur et en profondeur, cependant les débattements sont relativement courts. Mais certains gabarits occidentaux actuels s'y trouveront un peu à l'étroit. Le dessin du tableau de bord est d'allure moderne mais il reste sobre et est bien agencé. Il intègre un système audio avec lecteur de CD compatible MP3/WMA avec répétiteur des commandes au volant. Les fonctions de l'ordinateur de bord ne sont pas directement accessibles : il faut se pencher pour y accéder. Comme toutes les jauges d'essence digitales, elle n'est pas précise : huit barres horizontales s'allument quand le plein est fait. Le réservoir ne compte que 42 litres ce qui correspond à la Yaris qui partage le même châssis.


La rétrovision par la lucarne arrière n'est pas des plus panoramiques et peut se voir occultée partiellement par les appuie-tête de la banquette arrière rabattable en deux parties.
Quand il pleut à verse, l'emploi de l'essuie-glace arrière devient indispensable. Hélas, le secteur balayé est réduit et la fonction intermittente n'est pas ajustable. Pour se garer dans ces conditions, mieux vaut se fier au radar de recul proposé par Toyota !


4x4 urbain : antinomique ?
Sur route, l'Urban Cruiser se débrouille plutôt bien, la direction renseigne bien le conducteur sur l'état de la route et le roulis est suffisamment maîtrisé. La boîte de vitesses à six rapports est légère et précise. Les moteurs savent se faire oublier sauf le diesel à froid et en charge. Ses reprises sont naturellement d'un autre ordre que le moteur VVT-i.


En effet, la version essence exige de prendre son mal en patience car les rapports de boîte ne sont pas particulièrement courts. Si l'on suit scrupuleusement l'indicateur de changement de vitesses (shift), il faut passer la sixième aux alentours de 90 km/h… à cette allure là, le moteur ne tourne qu'à 2500 rpm ! Inutile de préciser qu'à ces faibles rotations, les reprises deviennent quasi inexistantes.


Dans la version diesel, le couple permet peut-être une plus grande indolence du poignet droit mais la conduite reste malgré tout peu excitante. Mieux vaut donc laisser de côté cet indicateur d'atonie.
Les consommations sont mesurées dans les deux motorisations : sur des trajets "peu urbains" il est vrai, votre serviteur a consommé entre 5 et 6 litres au cent pour la version essence. Quant à la version diesel, au terme de l'essai, moins de 5 l /100km ont été nécessaires. Chapeau pour un 4x4 !


Sous la pluie battante, la transmission intégrale peut s'avérer être plus sécurisante, mais son absence est loin d'être rédhibitoire. C'est du reste, l'avis de quatre propriétaires sur cinq en Belgique…
Il faut souligner que cette version n'est pas à confondre avec un tout-terrain : déjà en tout-chemin, les appendices en plastique situés sous le pare-chocs avant risquent de s'abîmer.
Bref, un Urban Cruiser n'est pas un Land Cruiser…


A qui s'adresse-t-il ?
Trouver dans la concurrence un véhicule équivalent n'a pas été chose aisée !
Pour les 4x2, on y trouve bien sûr le Kia Soul, le Suzuki SX4 et son clone italien le Fiat Sedici, ainsi que, dans une moindre mesure, quelques européennes comme le C3 Picasso, l'Opel Meriva, la Lancia Musa, etc…


Quant à la version 4x4, il y a à nouveau le binôme SX4/Sedici et le Daihatsu Terros mais leur motorisation n'est hélas pas comparable.


Depuis son lancement en Belgique, environ trois cents Urban Cruiser ont trouvé preneur. C'est peu.
Il faudra peut-être trouver l'explication dans des tarifs particulièrement élevés. La concurrence propose des véhicules analogues à des prix nettement moins onéreux. Certes, leurs moteurs sont beaucoup moins raffinés et moins sobres en carburant. Mais est-ce suffisant ?
D'après les statistiques de Toyota, le conducteur type est plutôt âgé et habite la ville. Ce qui confirme ici le caractère élitiste et exclusif de ce petit baroudeur ma foi bien sympathique…

 

 

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