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ESSAI DETAILLé
 

Mis en ligne le 25/07/2005 - Texte : Daniel Hauret

 

FERRARI F430                                      Réagir à cet article

 

Ferrari F430
La perfection (presque) faite automobile !

Les déconvenues que rencontre Ferrari en Formule 1 n'affectent pas le génie créatif de la marque de Modène.

 

Ferrari semble même se tourner vers la production et profiter de son image et ainsi rentabiliser ses activités créatrices.


Le fruit de cette tactique s’appelle F430 présentée fin 2004 sous forme de « berlinetta », désormais disponible en « Spider ».


La gamme F430 représenterait bientôt 66 pc de la production Ferrari, dont 60 à 70 pc de… Spider.

Daniel HAURET.

Suivant des voies techniques et de gestion fixées par la nouvelle direction du groupe Fiat, Ferrari a choisi de ne pas se perdre en gammes multiples et trop diverses.
Pas d'ersatz de "tout terrain" à l'horizon, pas de mini-Ferrari non plus ; les chemins pris par Porsche ou Jaguar ne sont pas les siens.
La production annuelle Ferrari restera cantonnée aux alentours de 5.000 véhicules, ce qui devrait lui permettre d’être financièrement plus efficace.
Successeur de la 360 Modena née voici 5 ans seulement, le cheval de bataille (jeu de mot !) de Ferrari est désormais sa gamme "8 cylindres", la F430.
Née fin 2004, la F430 n’était alors qu’une « berlinetta », un tout nouveau concept utilisant une coque « tout aluminium ». L'ensemble mécanique occupe tout le compartiment arrière du coupé ; le moteur V8 est assisté au choix d’une boîte manuelle à 6 rapports ou, plus volontiers, d'une transmission séquentielle (expérimentée en Formule 1) elle aussi à 6 rapports.
Le cockpit est consacré à 2 adultes, non sans proposer un (tout petit) peu d'espace pour quelques bagages ou accueillir 2 enfants (le temps de les déposer à l'école, par exemple ; ben oui !).
Le coffre à bagages est repoussé à l'avant, sous le capot plongeant. Ce petit tour du propriétaire (virtuel pour la plupart d'entre vous !) ne serait pas complet sans évoquer l'omniprésence du "cheval cabré" et... la sonorité parfois assourdissante, toujours chaude, du moteur. Les motoristes auraient-ils orienté leurs travaux pour lui garantir des saveurs sonores ?
La réponse est nette : oui ! La F430 Berlinetta est commercialisée au prix de 146.120 € (153.743 € avec la boîte F1) ; une paille, mais quand on aime, on ne compte pas !

Un spider en plus !
La famille F430 s’enrichit aujourd’hui d’un cabriolet, la « Spider ». Derrière ce que l'on croit être une simple évolution se cachent de nombreuses adaptations. Le toit rigide cède la place à la capote (à commande électrique) ; la coque a été profondément revue pour offrir une rigidité parfaite ; le capot arrière redessiné est équipé comme pour la « berlinetta » d'une large vitre permettant de voir la partie supérieure du moteur, les 2 boîtes à air peintes en... rouge portant le lettrage magique Ferrari.
Le Spider est désormais commercialisé en Belgique au prix de 169.715 € (177.217 € avec la boîte F1).
Quelques 550 km dans les Alpes suisses par un beau week-end d'été nous a révélé... bien des choses : la personnalité et les performances des F430, le bonheur que l'on peut avoir au volant de semblables merveilles, les regards admiratifs que portent la grande majorité des gens à l'approche et au passage de cet élégant "cheval cabré". Et nous avons aussi redécouvert le rêve au fond des yeux des plus jeunes à la vue, au toucher et derrière le volant d'une Ferrari. En Suisse alémanique, la région la plus sévère d'un pays réputé anti-automobile, ce fut pour le journaliste un extraordinaire bain de jouvence ! Que dire encore ?

Italo-américaine
Les Ferrari F430 sont le fruit des studios PininFarina et du styliste américain Frank Stephenson, celui-là même qui a dessiné l’actuelle Mini.

Issu de germain !
Le nouveau moteur V8 est ici une déclinaison du groupe animant la cousine germaine Maserati QuattroPorte. L’augmentation de 100 cm3 n’explique pas à elle seule les 90 ch supplémentaires ; tout le moteur a été retravaillé !

Le moteur V8
Sans faire la fine bouche, les 490 ch développés par le superbe nouveau V8 (4.308 cm3) ne sont pas le fait le plus remarquable de la F430. La palme revient à sa générosité à tous les régimes, sa souplesse qui permet de se faufiler souplement en ville (même à 40k/h, en 6ème !), et d'avaler les dépassements en toute sécurité.

Hurlement sauvage
490 ch, 465 Nm, cela ne passe pas inaperçu ! Surtout lorsque la poudre parle dans les mêmes accords et mêmes niveaux sonores que les grosses motos aux échappements "bidouillés" !
Le bruit du moteur à bas régime
Si les échappements "spaghetti" rugissent de sons graves, le bruit du V8 étonne quelque peu sous 2000 tr/min comme s'il s'agissait d'un bon vieux 4 cylindres Alfa Romeo des années 80 ! Etonnant, voire décevant.

La transmission F1 (séquentielle)
Logique, la F430 sera largement plébiscitée en version F1, 6 rapports séquentiels. Deux palettes derrière le volant permettent de monter ou descendre les rapports. Tirer sur les 2 ramène la boîte au point mort. Pousser sur un interrupteur sur la console centrale permet de passer en marche arrière alors qu’un « bip-bip » façon camion se fait entendre.
La boîte F1 mérite 5 étoiles pour sa rapidité de passage (150 millisecondes) et l’organisation électronique qui lance automatiquement le moteur façon « double débrayage » au rétrogradage, comme si le conducteur… savait conduire !
La boîte F1 peut aussi travailler automatiquement, nouveau régal pour le conducteur et… les badauds en extase.

E-Diff
Ferrari équipe la transmission d’un différentiel électronique « E-Diff ». Il s’agit de deux « embrayages » individuels montés sur chaque arbre de sortie de boîte, pilotés par électronique et opérant comme des « autobloquants ». Quelle que soit la puissance envoyée aux roues, la motricité y est gagnante.

La rigidité de la coque
Quelque soit le revêtement la coque de la F430 Spider affiche une remarquable rigidité, aussi insensible aux torsions imposées par le déchaînement de la puissance que par le travail des suspensions. Et quelle stabilité !

Instrumentation exemplaire
Face au conducteur, informations analogiques : un énorme compte-tours dont la zone rouge débute à… 8.500 tr/min, un tachymètre montant à 360 km/h, thermomètres de refroidissement et de lubrification, pression d’huile. La jauge à carburant est quant à elle électronique, sous formes de barrettes. Que demander de plus ?

Tachymètre : à vos calculettes!
Curieux, le tachymètre est étalonné par tranches de 30 km/h (pour les indications) et de 15 km/h (pour les intermédiaires). Au conducteur de sortir sa calculette pour adapter sa vitesse à 50 km/h en ville, et à 100 km/h voire 130 km/h sur certaines autoroutes.

Le volant multifonction
Sans atteindre la complexité des volants de F1, celui de la F430 est... intéressant. On y trouve le bouton de mise en marche du moteur (il y a pourtant une clef conventionnelle pour le contact), et le choix de tempérament de la transmission (séquentielle). Et puis, il y a au centre de sa surface de cuir le cheval cabré...

La « manettino »
La boîte F1 (séquentielle) appelle une petite manette rouge au volant chargée d’adapter le tempérament de la F430 aux souhaits du conducteur. Au choix, 5 positions pour adapter la transmission à des routes hivernales, des routes humides, une conduite sportive (l’attitude « normale » pour Ferrari), un pilotage ultra-dynamique et enfin un tempérament « course ».

Le confort
La Ferrari F430 a le confort d'une... limousine ! Les suspensions avalent superbement les inégalités de la route ; les voies larges assurent une superbe stabilité. Nous qui sortions d’une Mercedes A, la surprise était de taille…

Suspensions actives
Les F430 sont équipées de suspensions actives. Le réglage de leurs amortisseurs est évolutif, calculé en tenant compte de 6 informations puisées aux triangles de suspension avant (2 capteurs), amortisseurs avant (2) et arrière (1) et sur la colonne de direction (1).
Les suspensions s’adaptent en symbiose avec le tempérament de la voiture, imposée par la « manettino » déjà évoquée.
Electronique, quand tu nous tiens ?
Les F430 sont bourrées d'électronique. Cela lui joue parfois des tours. Comme l'impossibilité occasionnelle de passer en marche arrière, par la grâce de mauvais contacts dans le poussoir électrique sur la console centrale. !!!

Pneus increvables ?
Impossible, on l'imagine, d'avoir une roue de secours à bord. Pas de place, et des roues avant et arrière différentes ! Ferrari opte donc pour des pneus capables de rouler à plat pendant 120 km à 80 km/h. Et après ? Tous les spécialistes en pneu n'ont en stock des pneus de 225/35 x 19 et 285/35x19 !

Le freinage
Quatre grands disques ventilés, 4 étriers à 2 pistons, ABS, et tutti quanti n'assurent pas un freinage parfait à la F430. Le doute s'installe quand, en soutenant un bon rythme sur routes sinueuses, le recours fréquent, fut-il léger, aux freins s'entache d'une certaine perte d'efficacité : pédale mollissante, décélérations moins agressives.
Ferrari offre en option des freins en carbone dérivés de la F1 (11.500 €); la technique gomme tout souci à l'endurance mais donne à la F430 un freinage très léger à froid, plus violent à chaud.

Aérodynamique parfaite
Pas de doute, la soufflerie de PininFarina a fait des merveilles. La fluidité des lignes de la Berlinetta est une réussite ; de même le difficile exercice pour le Spider à bord duquel il est agréable de rouler décapoté, même à belle allure. Les filets fixés aux et entre les arceaux de sécurité (derrière les sièges) sont efficaces.
En revanche, rouler cheveux aux vents confirme au premier tunnel que l’auto est bruyante, même en conduite très sereine.
On comprend mieux alors pourquoi les têtes se tournent bien avant que la F430 ne soit à hauteur de piéton et de… conducteurs !
A noter encore le plancher à fond plat inspiré par la Formule 1, et les évents à rainures à l’arrière, sous le bouclier pare-chocs.


Ferrari F430 Spider : quelques chiffres :
Moteur V8 (à 90 degrés), 4.308 cm3, 490 ch à 8.500 tr/min, 465 Nm à 5.250 tr/min
Transmission : boîte manuelle ou séquentielle à 6 rapports ; différentiel électronique « E-Diff » ; contrôle de motricité « CST »
Freins : à 4 disques ventilés, ABS
Longueur/largeur/hauteur (mm) : 4.512/1.923/1.234
Empattement/voie avant/voie arrière (mm) : 2.600/1.669/1.616
Masse à vide (kg) : 1.520
Volume du coffre (l) : 250 l
Performances :
Vitesse maxi (km/h) : 310
0 à 100 km/h (sec) : 4,1
0 à 400 m (sec) : 12,1
0 à 1000 m (sec) : 21,85
Consommation moyenne (l/100 km) : 18,3
Réservoir (l) : 95 l
Prix (en Belgique) : 169.715 € (F1 : 177.217 €)

 

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http://www.ferrariworld.com

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