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La Sandero, l'autre Dacia

Mis en ligne le 06/05/2009 - Texte & photos : Benoît PIETTE

Après la révolution Logan, voici que se profile l'évolution Sandero. Véhicule deux volumes, celui-ci est plus en adéquation avec les désirs du conducteur belge. Pourra-t-elle vraiment trouver un public parmi les exigences toujours croissantes de l'automobiliste moderne ?

 

Une ligne plus appropriée

Toutes les concurrentes de la Dacia Logan se présentent avec un hayon bien plus pratique qu'un coffre "rapporté" qui vous rappellera le style "sac à dos" que l'on retrouvait avec délectation sur les VW Jetta première mouture ou même bien avant : en 1974 sur la Renault Siete[1] en Espagne.

 

Donc, Dacia se devait de remettre les pendules à l'heure, et c'est chose faite depuis l'apparition de la Sandero, une version de la Logan sans coffre. Toutefois, l'évolution de la petite dernière par rapport à sa grande sœur ne se limite pas à l'ablation du coffre : l'empattement a été raccourci de quatre petits centimètres, ce qui correspond à la diminution de la place laissée aux genoux des passagers arrières. La ligne générale a changé avec sur la calandre, l'apparition d'un jonc chromé et d'un avant plus travaillé. L'intérieur est correct et bien fini  – quoique très nineties – il s'est bonifié avec un nouveau dessin de la partie centrale de la planche de bord. Les sièges sont confortables et maintiennent bien le corps.

 

Cependant, une assise un peu plus longue aurait été bienvenue. Le volant est uniquement réglable en hauteur. Devant lui se retrouve l'essentiel de l'information avec un ordinateur de bord affichant la distance parcourue, la consommation moyenne et l'autonomie. La jauge à carburant est digitale et n'a donc pas la précision d'un cadran à aiguille.

 

Chose singulière : le jet du lave-glace n'est pas combiné au balayage des essuie-glace. Notons également que la surface de balayée par ceux-ci est petite. Ils possèdent une fonction intermittente non réglable. Ce qui est déjà mieux qu'à l'arrière, où cette fonction n'est même pas prévue. C'est un peu gênant, car sous la pluie, la lucarne du hayon se salit inévitablement mais ne nécessite pas forcément un balayage continu.

Les commandes des vitres des portières avant et le verrouillage central ont été reportés sur la console centrale, sous une autoradio/lecteur CD de marque Blaupunkt. Cette dernière qui fait très "after market", possède une face avant détachable mais est malheureusement incompatible avec le format MP3. Toujours sur cette console, on y trouve l'air conditionné manuel bien adapté. Hélas, les commandes sont placées trop bas et donc pas facilement accessibles.

 

Comme rien n'a été sacrifié sur l'autel du design, la visibilité périphérique est étonnante. Dommage que l'on constate des réflexions des ouies latérales de ventilation sur les vitres latérales ainsi que la grille de dégivrage sur le pare-brise.

 

Que ce soit à l'avant ou à l'arrière, la garde au toit reste excellente et permet à nos grands adolescents d'y ranger leur corps longiformes d'autant que les quatre portes s'ouvrent largement. Le coffre d'une contenance de 320 dm³ dépasse de loin sa sœur Clio qui se contente d'un peu moins de 290 dm³. A l'arrière, les sièges - légèrement surélevés - se rabattent 1/3 - 2/3 et permettent d'augmenter la capacité de chargement à 1200 dm³.

 

Au niveau sécurité, la Sandero dispose d'un ABS, d’un répartiteur électronique de freinage (EBV) et de l’assistance au freinage d’urgence (AFU). Les nouveaux tests NCAP lui ont octroyés trois étoiles pour les occupants adultes (score : 24 points) et quatre pour les enfants (score : 38 points).

 

Sur route, la révélation.

Une fois à bord, on a l'impression de rouler dans un véhicule des années 1990 : on entend bien le moteur, les commandes rappellent les Renault du siècle dernier, le klaxon n'a toujours pas émigré au centre du volant et les vitres arrière se manœuvrent à l'aide de bonnes vieilles manivelles.

 

Après cette première surprise, vient la deuxième : sa tenue de route. Même si celle-ci garde encore le charme d'un roulis très "rétro", elle demeure excellente. A défaut d'être la meilleure de chez Renault, la boîte de vitesses est bien étagée. Les freins sont efficients et faciles à doser. La direction est précise et donne un bon ressenti de la route et de plus, elle ne souffre pas de cette "désincarnation" typique des nouvelles directions électriques à assistance variable "made by Renault". La garde au sol de 155 mm et la suspension souple font merveille sur nos routes quelquefois dignes de Sarajevo pendant les années 90.

 

Enfin vient la troisième surprise : sa consommation ! Elle est bluffante : sans pour cela calquer son allure avec celle des gastéropodes de nos jardins, votre serviteur a consommé de 4,2 à 4,6 l au cent soit pratiquement les données avancées par Dacia. Il est incontestable que le moteur dCi de 85 ch. est à l'aise dans cette coque relativement légère (1090 kg).

 

En somme, comparativement aux Clio et Mégane propulsées avec la même unité, pesant respectivement 1175 kg et 1215 kg, on peut franchement retrancher un bon litre de carburant aux cent kilomètres ! "Le poids, voilà l'ennemi !" proclamait Emile Mathys, il y a plus de quatre-vingts ans. Il est incontestable que ce slogan qui apparaissait régulièrement sur les dépliants publicitaires de ce constructeur automobile français, a été oublié par beaucoup de constructeurs actuels.

 

Mais ne soyons pas dithyrambiques pour autant, ce véhicule n'est pas parfait, et loin s'en faut : le bruit du moteur rend les longs trajets pénibles. En outre, après un certain temps, des crampes peuvent apparaître au mollet droit. Quant à la jambe gauche, le manque de vrai repose-pied se fera aussi sentir à la longue.

 

Un bilan ?

Bien sûr, qu'elle n'est pas "glamour", et c'est là son moindre défaut. Mais pour qui une voiture n'est qu'un engin à moteur permettant de se déplacer, la Sandero le comblera sûrement.

En outre, c'est une voiture qui gomme littéralement les moult imperfections des routes belges…

Avec la Sandero, comme avec d'autres véhicules basiques, le conducteur se retrouve face à une machine à rouler, et non plus face à une chaîne hi-fi, un téléphone, une cinémathèque, un frigo, ou même… une masseuse thaïlandaise.

 

Elle consomme peu, elle est confortable, elle a une tenue de route sans surprise, et son prix est intéressant. Que demander de plus ?


 


[1] Renault 5 avec un coffre de 400 dm³ fabriquée et diffusée exclusivement en Espagne jusqu'en 1982. En 1979, elle deviendra la Renault 7.

 

             
       
             

 

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