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Benoît Piette

  Renault ZOE

 

  Pragmatique mais électrique

 

  Publié le 15 Janvier 2014

 


Après l'expérience en demi-teinte de la Fluence ZE basée sur un modèle thermique existant, Renault se devait de franchir le Rubicon en réalisant une voiture pensée exclusivement pour la propulsion électrique. Construite depuis septembre 2012 à l'usine de Flins sur les mêmes lignes que la Clio, la ZOE reprend la plateforme sur laquelle repose près d’une vingtaine de modèles de l’Alliance dont la Renault Clio de quatrième génération. Dédiée donc exclusivement à la fée Électricité et bardée d'originalités technologiques, elle prétend apporter une autre façon de concevoir la mobilité.
Mais est-elle concevable en Belgique ?


Une ligne présentée comme pure et émotionnelle.


Bien campée sur ses roues situées aux quatre coins de la carrosserie, la ZOE exprime une certaine fluidité par son dessin aux traits à la fois fuyants mais aussi robustes par sa ligne de ceinture située assez haut. D'après son designer extérieur Jean Sémériva, la ZOE est à 90 % de son concept car.


Sa face avant reprend les nouveaux codes stylistiques de Renault défini par son nouveau designer en chef, Laurens Van Den Acker. On y trouve des projecteurs bi-halogènes très effilés encadrant un losange qui apparaît comme un petit museau. Comme toutes les voitures actuelles, des feux de jours DEL en forme de croissant lui ont été greffés de part et d'autre du bouclier avant.
A l'intérieur, les lignes sont sobres tout en étant tendues.

 

Suivant Dominique Marzolf, le designer d'intérieur, le bandeau de la planche de bord évoquerait une pale d'éolienne. Le revêtement gris clair de celle-ci tend à se réfléchir sur le pare-brise. Les sièges sont habillés d’un textile clair qui a reçu un traitement Téflon® anti-tâche.
La place est suffisante pour quatre à cinq adultes. On relève à l'arrière une banquette monobloc (?) qui peut se rabattre, augmentant ainsi la capacité du coffre de 338 dm³ à 1225 dm³. Son basculement n'est pas aisé quand on est seul à bord car il exige la libération préalable et simultanée des pattes gauche et droite. En outre, son repliement non partiel interdit la présence de passagers arrière, comme c'était le cas pour les Renault 5…


La ZOE a remporté cinq étoiles à l’issue des tests de sécurité passive effectués par l’organisme EuroNCAP. Les cotes attribuées aux passagers adultes, enfants et piétons sont respectivement de 89%, 80% et 66%. Le test de collision avec un pilier latéral s'est avéré assez faible pour le conducteur. De même, la protection contre le coup du lapin s'avère moyenne.


Une technologie avancée, mais pas encore totalement aboutie


Au centre du tableau de bord, on découvre un écran 7" TFT tactile du système Renault R-Link revu pour la propulsion électrique. Il fournit les informations pour la gestion du trajet, de l'autonomie et de la charge. Son fond change de couleur en fonction du style de conduite. À gauche du tachymètre digital, une jauge cylindrique indique le niveau de charge de la batterie et en précise l’autonomie restante (en km) mais attention : cette estimation est calculée en fonction des paramètres de conduite des 200 derniers kilomètres accomplis. Si les paramètres sont modifiés (par exemple, conduite sur autoroute après des déplacements exclusivement urbains) l'autonomie affichée se révèlera inexacte et il faudra consulter le pourcentage de charge de la batterie qui n'est, hélas, visible que quelques instants après le démarrage. Cette importante donnée n'est malheureusement plus apparente quand la ZOE se déplace.


L’ordinateur de bord renseigne le nombre de kilomètres parcourus, la consommation moyenne (en kWh/100km), cumulée et instantanée, l’heure, la température extérieure, etc… Pour la première fois appliquée sur un véhicule de grande série, le chauffage fait appel à une pompe à chaleur qui capte les calories dans l’air ambiant extérieur et les porte à une température plus élevée en les comprimant et en les restituant dans l'habitacle. Moins énergivore que le traditionnel conditionnement d'air, celui-ci montre prématurément ses limites par temps froid ou quand il faut désembuer les vitres.


Quant à la recharge du véhicule, elle se réalise par un chargeur inédit appelé Caméléon qui s’adapte à la puissance disponible à la prise, en monophasé comme en triphasé, jusqu’à 43 kW et aussi à des puissances variables. Intéressant en théorie, il n'est toutefois pas possible d'effectuer une charge par une prise de courant normal. Pour une recharge à domicile, il faudra obligatoirement faire l'acquisition d'un "Wallbox" pour un coût de 950 EUR (installation comprise).


A cela s'ajoute la location des batteries qui resteront la propriété de Renault. Ce loyer mensuel, de 79 à 132 EUR, dépend du kilométrage annuel et de la durée du contrat (de 12 à 36 mois).


Sur route


Suivant le cycle normalisé NEDC, la ZOE serait apparemment le premier véhicule électrique de grande série à dépasser les 200 km d’autonomie à l’homologation (210 km). Données irréalistes voire fallacieuses, car en aucun cas, il est possible d'atteindre ces chiffres. En réalité, et selon le mode de conduite et les conditions météorologiques, Renault table sur une autonomie entre 100 et 150 km ce qui se vérifie si l'on enclenche le mode ECO qui réduit la performance de la climatisation ou du chauffage ainsi que la puissance du moteur. Ce mode peut être mis en veilleuse lors d'accélération franche. Vu l'abondance du couple, des pertes de motricité ont été constatées sur routes grasses.


Par rapport à la Clio dont elle partage la plateforme, la conduite est totalement différente : bien que précise, la direction semble trop légère et les freins nous paraissent spongieux et difficiles à doser à faible vitesse. Contrairement à la BMW i3 essayée dans ces colonnes, la pédale de frein est incontournable pour freiner car le frein moteur est très faible, ce qui est curieux pour un véhicule électrique. Cependant, pour un habitué des moteurs thermiques, cette solution paraitra moins déroutante que sur une BMW i3 où l'on peut se déplacer en se passant de la pédale de frein.


La ZOE est dans son élément en ville : ses 88 ch. et son couple de 220 Nm disponible immédiatement lui permettent des accélérations particulièrement vives malgré ses presque 1500 kg dont 60 % sont situés sur le train avant. Virant à plat, sa conduite est agréable et sans surprise. Son silence est à peine perturbé par un léger sifflement. Son autonomie lui permet des déplacements urbains sans avoir l'angoisse de la panne sèche.


En revanche les routes ouvertes ou les autoroutes ne sont pas sa tasse de thé. Même si les 120 km/h peuvent être facilement maintenus, l'autonomie fond comme neige au soleil et l'angoisse de la panne sèche rend ces déplacements stressant à cause du peu de bornes accessibles en Belgique ! Actuellement Renault en compte seulement 185 pour tout le royaume. Désirant recharger la batterie à une borne un samedi, quelle ne fut pas ma surprise de constater que son accès était condamné. Heureusement, un garage Renault à proximité a pu me tirer de l'embarras mais sa charge deux fois plus lente obligea votre serviteur à patienter pendant plus de deux heures au lieu d'une heure !


Qu'en dire ?


Sommes-nous gâtés à ce point avec les véhicules thermiques ? La réponse est oui : rappelons-nous il y a cent cinquante ans : le moyen le plus simple de se déplacer loin était le cheval, qu'il soit monté ou en carrosse… Pour ménager sa monture, les étapes étaient indispensables et les relais de poste fleurissaient le long des routes. Non seulement elles offraient le couvert et le logement, mais elles permettaient aux chevaux exténués par le trajet de se reposer et de faire le plein d'un bon picotin pour poursuivre le voyage. C'est ce que des confrères de France 2 ont confirmé avec une ZOE en mettant 25 heures pour rejoindre Paris à Lyon (460 km) soit cinq fois plus de temps qu'un véhicule thermique… Un peu parodique, la vidéo est à découvrir ici.


Nous voici donc arrivés pratiquement au même point avec le véhicule électrique actuel : de par sa faible autonomie, il nous oblige à répéter ce que nos ancêtres faisaient jadis…


Notons en passant qu'à l'époque, il était possible de poursuivre son voyage plus rapidement en changeant simplement l'attelage… ce qui prenait certainement moins de temps qu'une recharge de batterie… On pourrait s'en inspirer en réalisant des batteries de format standard et adaptables à tous les véhicules électriques… quel doux rêve n'est-ce pas ?


Mais il convient de mettre quelques bémols à ce déprimant constat : les transports urbains sont différents et mieux adaptés car la conduite est totalement différente : les trajets sont plus courts et les freinages répétés permettent le rechargement des batteries.


Le second point consiste en la rareté des bornes de recharge adaptées : un dirigeant de FEGARBEL posait d'ailleurs la question : pourquoi y a-t-il si peu de véhicules électriques ? C'est à cause du nombre réduit de bornes de rechargement… Et pourquoi y a-t-il si peu de bornes de rechargement ? Parce qu'il y a trop peu de véhicules électriques en Belgique !


"Satisfait ou échangée"


Jusqu'en fin 2012, la Belgique était l’un des pays européen où les incitants fiscaux à l’achat d’une voiture électrique étaient parmi les meilleurs (jusqu’à 30 % de réduction d’impôt). Hélas, cette heureuse période a disparu et le marché des voitures électriques a sombré. Conscient que ces incitants se révèlent essentiels au cours des premières années pour la mobilité électrique, et que les initiatives destinées à développer une infrastructure de recharge sont rares, Renault pense que c'est aux constructeurs de lever les craintes du client à franchir le pas vers cette nouvelle technologie.


À l’occasion du Salon de l’Auto de Bruxelles, Renault Belgique Luxembourg offre aux clients de la nouvelle Renault Zoé une garantie portant sur un financement de 60 mois. Après le versement d’un acompte de 5000 € et l’acquisition d’une Wallbox (950 €), le client s’acquitte d’une mensualité de 399 € qui couvre simultanément la location de la batterie. Si au terme des 9 mois, le client reste convaincu de son achat, le financement est prolongé.


Dans le cas contraire, il peut échanger sa Renault Zoé contre une Renault à moteur thermique de son choix. L’acompte initial de 5000 € n’est pas perdu et est déduit du prix de la nouvelle voiture. Un nouveau financement éventuel est recalculé sur la base du modèle choisi.
 

 

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